Santa Barbara, la Riviera de la côte californienne

La Californie ne se résume pas à Los Angeles, San Francisco ou San Diego. Située à 150 kilomètres de la «cité des anges», Santa Barbara mérite en effet que l’on s’attarde sur ses charmes.

Passons sur le cliché lié à la série télévisée. La ville n’a en effet rien à voir avec le soap opéra, et dispose d’une richesse culturelle, architecturale et naturelle sans équivalents sur la côte californienne.

Idéalement située entre l’océan Pacifique et les montagnes de Santa Ynez, Santa Barbara a su gérer, au fil des siècles, son développement démographique et économique sans sacrifier son environnement. Il en résulte une ville parsemée de vastes parcs et possédant plus d’arbres que d’habitants !

Autre atout, la fierté de son héritage colonial. Santa Barbara ne cherche pas à remplacer son architecture et à dissimuler ses liens avec le Mexique. La mairie applique ainsi une charte très stricte (mise en place au lendemain d’un tremblement de terre ayant détruit 80% de la ville dans les années 1920), stipulant que toutes les constructions doivent respecter le style hispanique et se limiter à 3 étages.

Même respect pour la culture indienne, présente grâce au peuple Chumash, ou encore l’influence européenne. Un joyeux méli-mélo qui se complète à merveille.

Découverte par les navigateurs portugais au XVIe siècle, le petit village indien ne fut baptisée Santa Barbara qu’au siècle suivant par les premiers colons espagnols. Son développement ne commença toutefois qu’à la fin du XVIIIe siècle, lorsque la Mission y fut érigée. Celle-ci, toujours en place 250 ans plus tard, est désormais ouverte au public et propose un musée retraçant les origines de la ville.

Quelques pâtés de maisons plus bas se trouve également le Presidio. Site militaire construit par les Espagnols en 1782 et conservé à l’identique, il fait désormais office de musée, lequel constitue le parfait complément historique pour comprendre la vie des premiers habitants.

Non loin de ces sites religieux et militaires, les touristes peuvent aussi visiter la Courthouse, un palais de justice cossu, érigé en 1929. Situé à deux pas du centre ville, il offre un exemple unique d’architecture hispanique, ainsi que nombre de salles richement dotées de peintures et tapisseries. Par ailleurs, il est possible d’accéder à la plus haute tour du palais de justice, laquelle propose un point de vue exceptionnel sur toute la ville, l’océan et les montagnes.

La visite de Santa Barbara peut aisément se poursuivre à pied. La rue principale se trouve en effet à un pâté de maisons de la Courthouse. «State Street» constitue la colonne vertébrale de la ville, reliant le port aux quartiers résidentiels. Le long de cette artère, les touristes n’ont que l’embarras du choix en matière de restaurants, bars et commerces. Ils apprécieront au passage le très chic Arlington, cinéma à l’ancienne, mais aussi le Granada, théâtre et plus haut bâtiment de la ville, de même que le Santa Barbara Museum of Art.

L’un des passages obligés de cette rue se situe à hauteur de la mairie (de style hispanique elle aussi et près d’une jolie petite place nommée Plaza de la Guerra), sur le trottoir d’en face. Il s’agit de Paseo Nuevo, galerie piétonne à ciel ouvert.

Plus bas, State Street s’arrête pour laisser place Stearns Wharf, lequel débute par la célèbre fontaine des dauphins. Ce quai annexe avance sur l’océan, pour offrir une courte promenade entre boutiques de souvenirs et restaurants. Bâti en bois, il fut détruit par un incendie en 2008, avant d’être reconstruit à l’identique. Un passage sur le Stearns Wharf peut être complété par une visite sur le port, situé plus loin sur la gauche. Celui-ci est accessible par le biais d’une amusante navette maritime qui ne manque pas de faire un détour par les îlots où se reposent les phoques.

A Santa Barbara, tout est prétexte à faire les fête. Quelle que soit la période de l’année, les visiteurs pourront apprécier l’une des nombreuses célébrations organisées en ville. Depuis la Fiesta, marquant l’héritage hispanique, jusqu’à la parade du Solstice d’Eté, en passant par les célébrations du 4 juillet, où les festivals français, grec, italien ou… de la bière ( !), la cité californienne ne laisse jamais passer une raison de s’amuser.

Un état d’esprit festif qui s’explique par l’importante communauté étudiante. Le comté de Santa Barbara peut s’enorgueillir de quatre universités prestigieuses : UCSB (6 prix Nobel font partie des professeurs), Westmont, SBCC et Brooks Institute (l’une des plus célèbres écoles de photo au monde). Une visite des gigantesques campus de ces universités permet d’ailleurs de se plonger dans un univers hors du commun pour n’importe quel étudiant européen.

Bref, la richesse et les charmes de Santa Barbara n’ont rien de surfaits. Et ce qui ne gâte rien, ses plages et son climat méditerranéen offrent une agréable douceur tout au long de l’année.

Stéphane Cugnier

Infos complémentaires

Surveillez vos paroles !

Santa Barbara a la particularité de compter 90000 habitants, dont plus de 3500 Français expatriés ! Par ailleurs, nombre de personnes connaissent la langue de Molière. Surveillez donc votre langage et modérez vos critiques à l’égard des locaux, sous peine d’être rapidement repéré…

Le budget

Sur le web, les comparateurs de vols proposent des billets aux environs de 400 euros en basse saison (compter 300 euros de plus l’été).

Pour le transport sur place, les loueurs de voitures sont légion à l’aéroport de LAX, et les prix abordables, sans oublier que l’essence est peu chère (environ 3,80 dollars le gallon, soit 3,78 litres). Il existe aussi le Santa Barbara Airbus (billets sur www.sbairbus.com, à partir de 80 dollars) pour vous amener jusqu’à la gare routière (en centre ville) de Santa Barbara.

Conseils pour la vie courante : tous les prix affichés en magasin sont hors taxes ! Lors de vos achats, il convient d’ajouter 15-20% au prix indiqué. En outre, dans les restaurants, les additions ne comprennent pas le pourboire («tip» en anglais). Pensez donc à ajouter environ 15% pour le service.

Et quitte à se rendre au restaurant, faites un détour par Pacific Crêpes (705 Anacapa Street, http://www.pacific-crepes.com), l’adresse la plus sympa de la ville…

Quant aux plus gourmands, ils feront escale dans la boutique de l’excellent chocolatier français Jean-Michel Carré (Galerie La Arcada, 1114 State Street. http://www.chococalibressan.com).

La Californie reste pour l’instant une destination abordable grâce au taux de change favorable. Mais il convient de suivre ce dernier au jour le jour pour réaliser de bonnes affaires.

Article similaire publié en juillet 2012 dans « Ma(g)Ville » (pages 34-35)

http://www.magville.fr/magville-n-23/

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