Fuerteventura, la nature à l’état brut

Destination la moins connue de l’archipel des Canaries, Fuerteventura est une île difficile à apprécier et conquérir, en raison d’une nature rêche. Ses attraits sont pourtant nombreux.

Inutile de partir à l’autre bout du monde pour s’offrir la chaleur et les plages de sable fin. A moins de cinq heures de vol, l’île de Fuerteventura dévoile des trésors méconnus et un climat des plus doux tout au long de l’année (18-24° en hiver). Destination privilégiée des amateurs de sports natures (surf, randonnée avec 255 kilomètres d’itinéraires sur toute l’île, voile, VTT…) et lieu, chaque année, de l’organisation du Mondial de kite surf, la plus ancienne île de l’archipel des Canaries ne s’ouvre que timidement au tourisme.

Située à seulement 97 kilomètres de la côte marocaine et peuplée de moins de 90 000 habitants, Fuerteventura offre une quiétude difficile à égaler. Sur 1658 kilomètres carrés, les reliefs tendres des anciennes formations volcaniques répondent aux dunes interminables du parc naturel de Corralejo le long de l’océan Atlantique. 77 kilomètres de plages accueillent ainsi les touristes – sans être « polluées » par de grands complexes hôteliers -, tandis que les paysages du Malpais proposent des décors pelés non dénués de grandeur.

Circuler sur l’île par les petites routes permet aussi de faire face à des situations étonnantes. Il n’est pas rare que les véhicules soient bloqués par des troupeaux de chèvres. Fierté de Fuerteventura, qui possède sa propre race locale de chèvre, l’animal est au cœur de l’alimentation, comme en témoignent les fromages vendus dans toutes les fermes et magasins.

Au cœur de l’île, la montagne Tindaya, culminant à 807 mètres, enchaîne les déserts de pierres, de sable et de terre rouge. Le caractère volcanique et aride de l’île s’y révèle pleinement depuis le point de vue Vega de Rio Palma, situé entre les villages historiques et pittoresques, à l’image de l’ancienne capitale Betancuria (fondée par l’explorateur français Jean de Béthencourt au XVe siècle), Antigua ou Paraja (la visite de son église est un passage obligé). Avec leurs maisons aux murs blanchis à la chaux, leurs bougainvillées, cactus et palmiers, ces cités enclavées apparaissent aux visiteurs tels des oasis perdus au milieu de décors où la nature âpre prédomine.

Sur ces terres arides, où la culture et l’élevage sont harassants, pousse tout de même l’une des richesses de l’île : l’aloe vera. Grâce à cette plante aux vertus multiples et dont les producteurs ouvrent volontiers leurs portes, l’économie de Fuerteventura ne se limite pas au tourisme. Celui-ci est tout de même omniprésent, comme le prouvent les petites villes ultramodernes entourées de golf où la clientèle européenne vient s’offrir un petit coin de Paradis à l’année pour une poignée d’euros (un appartement de 2 chambres s’y vend aux alentours de 50000 €). Ces « nouveaux colons », comme les surnomment quelques habitants, profitent en outre d’un aéroport moderne et de boutiques aux produits et grandes marques peu taxés, notamment dans la capitale Puerto de Rosario (23 000 habitants).

Mais c’est avant tout pour ses plages, ses récifs et ses sentiers nature que l’île doit être appréciée. Au bord de l’océan, les petits ports de charme sont aussi nombreux que les moulins au cœur des terres. Un détour par ces terres bordées par le sable noir volcanique constitue un passage obligé, de même que le parc naturel de l’îlot de Lobos, avant de prendre le bateau pour découvrir, à moins de 30 minutes, l’île sœur de Lanzarote.

Stéphane Cugnier

Informations pratiques :

Renseignements : http://visitfuerteventura.es/fr/

Plus de renseignements auprès de l’Office de tourisme d’Espagne : 22, rue Saint Augustin, 75002 Paris. Tél : 01 45 03 82 50. E-mail : paris@tourspain.es
www.spain.info/fr_FR/

Les bonnes adresses :

–          Hôtels standing : “R2 Rio Calma” (www.r2hotels.com) ; “Atlantis” (www.atlantishotels.com).

–          Chambres d’hôtes : “Casa Rural Tamasite” (www.casatamasite.com), gîte situé sur le même site que l’Agroturismo « La Gayria » où l’on peut apprendre à faire son pain, son vin, déguster des produits régionaux et s’occuper des animaux ; “Casa Isaitas” (www.casaisaitas.com).

–          Restaurant : “El Horno”, à Villaverde (demander notamment à goûter les produits cuisinés avec la farine locale : le gofio).

Pour s’y rendre : Billets d’avion à partir de 450 euros A/R avec Air Europa (www.aireuropa.com).

Article similaire publié en décembre 2012 dans « Ma(g)Ville », page 33

http://www.magville.fr/magville-n-27/

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