Lanzarote, l’île de toutes les séductions


Tous les qualificatifs s’appliquent à l’île de Lanzarote. A la fois charmeur et mystérieux, spectaculaire et discret, ce « petit caillou » de l’archipel des Canaries possède tous les atouts, dont celui d’avoir été sublimé par l’artiste César Manrique.

Lanzarote. Un nom dont la sonorité seule porte au voyage et aux rêveries. Un nom semblable à une porte ouverte sur une terre où tous les repères sont abolis. L’île de Lanzarote est multiple, complexe, mais toujours dotée d’un charme ravageur qui ne cesse d’éblouir celui qui prend le temps de la découvrir.

Difficile de tracer un itinéraire sur ce caillou de lave et de sel, déclaré réserve de la biosphère en 1993 par l’UNESCO. Toutes les routes mènent à des paysages spectaculaires, à des villages paisibles ou aux œuvres grandioses de l’artiste qui a façonné l’île, César Manrique. Un homme au destin tragique, dont les 142 000 habitants de Lanzarote louent quotidiennement l’héritage et la vision.

Natif d’Arrecife, il quitta la Canaries au début des années 40 pour étudier aux Beaux-Arts de Madrid, puis voyager à travers le monde. Suite au décès de son épouse, il revint à Lanzarote en 1966 où il commença a promouvoir un modèle d’intervention dans le territoire. Afin de sauvegarder le patrimoine culturel et naturel insulaire, Manrique multiplia les projets, utilisant à merveille la roche volcanique, la lumière l’eau pour rehausser la beauté de son île.

Nombre de sites portent sa marque. Le jardin des cactus, à Guatiza (Nord-Est de l’île), est certainement le plus emblématique. Dans cette ancienne carrière, l’artiste a su faire naître un jardin extraordinaire, complété par ses propres sculptures. A quelques kilomètres plus au Nord, Cueva de Los Verdes et Jameos del Agua démontrent encore une fois génie. Manrique a en effet su utiliser les tunnels volcaniques et les grottes pour créer pour créer des monuments naturels grâce aux jeux de lumières. Une salle de concert, un restaurant, une piscine… y trouvent même leur place !

Tout au Nord de Lanzarote, c’est encore lui qui a œuvré pour développer le Mirador del Rio, un point de vue incroyable et étourdissant sur la petite île de la Graciosa, que l’on croirait presque à portée de main. Des rivages de l’océan Atlantique au cœur de l’île, Manrique a souhaité participer à l’embellissement de son sol natal. Sur la route des volcans, dans le parc national de Timanfaya (Montagnes de feu), il s’est aussi chargé de laisser sa trace artistique avec le restaurant El Diablo, bâti sur l’îlot d’Hilario.

Mais c’est évidemment à Tahiche, au milieu d’un immense champ de lave solidifiée, que Manrique a réalisé son chef d’œuvre : sa propre maison et ses dépendances. Un dédale de pièces creusées dans la roche, agrémenté de points d’eau et de baies vitrées où la lumière irradie en permanence. Devenue siège de la Fondation de l’artiste à sa mort en 1992 (renversé par une voiture), elle est aujourd’hui ouverte au public.

Mais Lanzarote ne se résume pas aux travaux de César Manrique (dont le visiteur trouvera traces et sculptures sur toute l’île).

Sa véritable force provient avant tout du mariage des couleurs. La roche volcanique noire répond ainsi à la blancheur des habitations, tandis que les variations de bleu de l’océan s’accordent avec les touches de verdure des cactus et palmiers, le tout complété par l’ocre des terres volcaniques. Cet arc en ciel canarien se retrouve en tous points.

Pour véritablement apprécier ce caillou de 168 km2, situé à moins de 150 kilomètres des côtes marocaines, il convient de tourner le dos à l’Atlantique. L’île compte en effet plus de 300 cônes volcaniques que l’on peut sillonner grâce à la « Ruta del Fuego ». Dans le parc national de Timanfaya, les bus ou les chameaux vous proposent de découvrir ces paysages fantastiques. En rejoignant l’îlot de Hilario, le visiteur bénéficie d’un panorama à couper le souffle sur la côte de lave, les mines de sel d’El Janubio, mais aussi Los Hervideros et le site d’El Golfo (un séduisant village de pêcheurs agrémenté de curiosités géologiques le long de la mer). Sur ces hauteurs, il est aussi possible de se livrer à toutes sortes d’expérience : lancer de l’eau dans un tuyau pour y faire naître un geyser ou faire cuire sa viander sur un puits en accès direct à la chaleur du volcan.

Après les paysages lunaires qu’offre la montagne de feu, la « Ruta del Aire » vous emmène dans les villages de Haria, Mala, Arrieta et surtout l’extraordinaire Punta Mujeres. De là, « Las Cuevas de los Verdes » permet de circuler dans les galeries souterraines nées des coulées de lave solidifiées.

Ce voyage au centre de la terre (c’est d’ailleurs à Lanzarote que furent tournées certaines scènes du film de 1959 avec James Mason) terminé, il est alors nécessaire de reprendre de la hauteur. Direction donc l’exceptionnel « Mirador del Rio », culminant à 475 mètres, et sa vue plongeante sur l’île de « la Graciosa » (où le ferry peut vous déposer dans le port d’Orzola pour la journée).

Retour ensuite sur les plages en compagnie des surfeurs, à Caleta de Famara, ou de l’autre côté de l’île dans les villes plus touristiques de Costa Teguise, Arrecife (la capitale) ou Puerto del Carmen. En dépit d’un côté urbain un peu moins séduisant, les plages y sont superbes et les couchers de soleil magnifiques. Un soleil qui brille d’ailleurs toute l’année et où le mercure descend rarement sous les 15°.

Pour ceux que le sable intéresse moins, les restaurants de Yaiza, le jardin des cactus (où la cochenille, base des teintures d’autrefois, continue de proliférer), la fondation Manrique, le castillo de Santa Barbara à Teguise, le mariage de l’eau et des roches à Los Hervideros, ainsi que les plantations de vignes et de tomates (protégées par ces petits murets appelés « zocos »), s’offrent à la découverte.

Petite par sa superficie, Lanzarote ne manque pourtant pas de richesses et de centres d’intérêt. Et plutôt que d’en rêver, autant s’y déplacer !

Stéphane Cugnier

Informations pratiques

Pour s’y rendre :

Plusieurs compagnies proposent des vols au départ de Paris Orly et différentes villes de province.
Iberia (www.iberia.com) et Vueling (www.vueling.com) mettent en place des vols quotidiens avec escales à Madrid ou Barcelone. Air Europa propose plusieurs vols par semaine (www.aireuropa.com). Transavia (www.transavia.com) relie aussi l’île uniquement en haute saison.

Les sites d’information :

http://www.lanzarote.fr
http://www.turismolanzarote.com/fr/
http://www.turismodecanarias.com/iles-canaries-espagne/office-tourisme/ile-de-lanzarote/

Plus de renseignements auprès de l’Office de tourisme d’Espagne : 22, rue Saint Augustin, 75002 Paris. Tél : 01 45 03 82 50. E-mail : paris@tourspain.es
www.spain.info/fr_FR/

Les bonnes adresses :

Cave et production de vins : « Stratus » à Yaiza (très bon restaurant
sur place) http://www.stratvs.com
Hôtels : « Princesa Yaiza » à Playa Blanca (Resort 5 étoiles Luxe)
http://www.princesayaiza.com
« Melia Salinas » à Costa Teguise (Resort 5 étoiles Grand Luxe)
http://www.meliasalinas.com
« Lanzarote Casas & Villas », Villas, appartements et bungalows à louer, partout dans l’île, en zones rurales ou bord de mer http://www.lanzarotecasasyvillas.com

Article également paru dans « COULEUR MEDIA » du mois de décembre 2012

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5 commentaires

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  2. Un commentaire en direct d’un hotel prés de Playa Blanca. Le dépaysement est total. Le contraste entre les roches volcaniques et les plages de sable blond de Papagayo est un vrai émerveillement. A défaut de parler espagnol, l’anglais est fortement conseillé. L’arrivée des touristes francophones remonte a 1 an. On peut se faire comprendre en français mais la pluspart des indications ne sont pas en français (es al uk).

    Il faut aimer le vent, il est assez fort en ce moment entre 14h et 17h.
    Temps très calme le matin, le soir et la nuit.

    A noter qu’il n’y a pas de tva sur l’île et que la grosse majorité des ressources est le tourisme, nous y sommes très bien accueilli. Les routes sont de bonne qualité et le trafic est loin d’être surchargé.

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