Dublin célèbre son patrimoine musical

Cinq jours de festivités, deux cents concerts, le festival de musique folklorique TradFest célébrera la culture et l’identité irlandaise au mois de janvier prochain.

La musique et la danse sont intimement liées à l’histoire irlandaise. Dans leur lutte face à l’occupation britannique, jusqu’à son indépendance au début du XXe siècle, les rebelles irlandais s’en servir notamment pour affirmer leur identité et leur opposition à la couronne. Les années ont passé et les tensions se sont apaisées, mais la population a conservé un lien très fort avec sa culture. Un lien qu’elle célèbre depuis près de dix ans à Dublin, avec l’organisation du Temple Bar TradFest. Plus important festival de musique du pays, celui-ci propose durant cinq jours d’assister à plus de deux cents événements organisés à travers la ville, autour des pratiques musicales traditionnelles faisant la part belle aux fiddlers (sorte de violon), uilleann pipes (variété de cornemuse), whistle (flûte), bodhran (tambour) et banjo.

Organisé dans le très festif quartier de Temple Bar, situé le long du fleuve Liffey au cœur de la capitale, ce rendez-vous culturel a très vite trouvé sa place et séduit le public. L’an passé près de 80 000 spectateurs ont assisté aux concerts de la programmation officielle, une affluence qui ne prend pourtant pas en compte les nombreuses prestations gratuites organisées en parallèle dans les pubs ou dans les rues.

« La réussite du festival se situe avant tout dans la manière dont le public et les artistes se le sont approprié », souligne Claudine Murray, directrice du marketing de TradFest. « Cet événement est tombé à un moment où il n’y avait plus de festival folklorique, alors même que la population revendiquait son identité et sa culture irlandaise. Le lien s’est tout de suite opéré. »

La présence d’artistes emblématiques tels que les Dublin Legends (anciennement The Dubliners), Altan (un hommage particulier sera rendu à son fondateur Frankie Kennedy, disparu vint ans plus tôt), Stockton’s Wing ou Eleanor McEvoy (chanteuse ayant vendu le plus d’albums en Irlande) a en outre permis d’asseoir la réputation du TradFest, au point de lui donner une renommée internationale. En janvier dernier, près de 30% des spectateurs venait ainsi d’autres pays, notamment des Etats-Unis, d’Allemagne, de Scandinavie et de France.

Afin de poursuivre cette expansion, mais aussi de renouveler le programme, la prochaine édition, programmée du 22 au 26 janvier 2014, s’ouvrira d’ailleurs aux musiques venues d’autres pays, mais présentant des similitudes avec le folklore irlandais. L’Espagnol Carlos Nunez ou les Lettons de Melo-M y trouveront leur place. « La participation des artistes à ce festival relève presque d’une question d’honneur », affirme le manager du groupe Altan. « Chacun souhaite prendre une part active au maintien et au développement des arts irlandais. Et le fait d’accueillir des musiques venues d’ailleurs nous intéresse, car au lieu de diluer notre identité, elles viennent la renforcer. »

L’autre raison du succès annoncé du TradFest réside dans la qualité des lieux choisis pour accueillir les concerts. Depuis le hall de l’hôtel de ville jusqu’à une ancienne fabrique de boutons, en passant par la cathédrale Saint-Patrick ou la superbe église de St Werburgh dotée d’une acoustique exceptionnelle, les artistes évolueront dans des conditions inhabituelles. « Bien sûr il y aura des concerts gratuits dans des bars et restaurants. Mais nous avons aussi souhaité faire sortir la musique de son confinement habituel, pour la rendre plus proche des spectateurs. Les artistes ont été enthousiastes à cette idée et cela nous permet d’élargir le public, tout en conservant la même identité musicale » Une initiative originale qui ne se fera pas au détriment du prix, puisque les prix des billets oscilleront entre 5 et 25 €.

Et si la musique ne suffit pas, les visiteurs pourront toujours profiter de leur séjour à Dublin pour en apprécier ses autres attraits, à l’image du Trinity College où s’expose le fabuleux Book of Kells, du château Malahide, du Dublin Castle, du Musée National des Leprechauns ou de la distillerie Jameson.

Stéphane Cugnier

  • Infos pratiques

Se renseigner : Toutes les informations relatives à votre séjour en Irlande peuvent être obtenues auprès de l’office de tourisme : http://www.ireland.com/fr-fr

Pour en savoir plus sur le « Temple Bar TradFest » 2014 : http://www.dublinstemplebar.com

Formalités : L’Irlande étant un pays membre de la communauté européenne depuis 1973, une simple carte d’identité est nécessaire pour prendre l’avion.

Décalage horaire : -1 heure.

Monnaie : Euro en République d’Irlande, mais Livre Sterling en Irlande du Nord.

Y aller : La compagnie nationale irlandaise « Aer Lingues » propose des vols réguliers au départ de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle :  www.aerlingus.com/fr/ (environ : 280 € pour un vol aller-retour). Des vols sont aussi proposés au départ de Beauvais, via « Ryanair » : http://www.ryanair.com/fr (environ 240 €). Compter 1h45 de vol à l’aller et 1h20 au retour.

Bon à savoir : Les prises électriques sont différentes en Irlande. Penser à se munir d’un adaptateur.

Article paru dans « l’ECHO REPUBLICAIN » le 27 octobre 2013

Article aussi paru dans « COULEUR MAG » le 6 novembre 2013 

Article également publié dans « MAGVILLE » le 6 décembre 2013 (A lire sur le lien suivant : http://www.magville.fr/magville-n-36/)

Article similaire paru dans « PARIS NORMANDIE » le 2 janvier 2014

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