Admirer les Smoky Mountains depuis Clingmans Tower

 

Site naturel le plus visité des Etats Unis, le parc national des Great Smoky Mountains bénéficie d’un site d’observation à 360°, situé en Caroline du Nord, à… vingt mètres de la frontière du Tennessee.

Forêts denses, chemins de randonnée, faune sauvage, escalade, rivières et torrents… le parc national des Great Smoky Moutains à tout à offrir aux amateurs d’escapades au grand air. A chaque saison, cet espace à cheval sur les Etats du Tennessee et de la Caroline du Nord propose un impresionnant spectacle naturel, intense et changeant.

Parc le plus populaire du pays avec plus de 9 millions de touristes, campeurs et randonneurs par an – notamment du fait de sa gratuité -, il constitue la fierté des habitants de la région, à plus forte raison depuis son classement au patrimoine mondial en 1983. Son succès ne date pourtant pas des années 80, puisqu’il fut fondé cinquante ans plus tôt, en 1934, avant d’être inauguré par le président Franklin Delano Roosevelt en personne, en 1940. La légende locale indique d’ailleurs que le chef de l’Etat fut si impressionné par les paysages lors de sa montée par la route US 441, qu’il demanda un moment de répit lors de son arrivée au col de Newfound Gap, à 1539 mètres d’altitude, pour se remettre de son émotion. Quelques minutes plus tard, la voix tremblante, Roosevelt se plaçait sur le mémorial Rockefeller, à quelques mètres de la frontière séparant les deux Etats, pour proclamer la création du parc.

Devenu un site incontournable du « tourisme vert » des USA, cet espace est cependant difficile à appréhender. Fort d’une surface de 2108 km2 et de plus de 1500 kilomètres de chemins de trail, il relie les villes de Gatlinburg et Pigeon Forge au Tennessee à celle de Cherokee en Caroline du Nord. Une vaste étendue sur laquelle serpente le sentier des Appalaches, ainsi que les crêtes des Great Smoky Mountains, partie intégrante des Blue Ridge Mountains. Avec seize sommets à plus de 1500 mètres d’altitude, dont le Clingmans Dome et ses 2025 mètres, le parc constitue un véritable challenge pour les visiteurs.

Le meilleur moyen de ne pas se laisser submerger est avant tout de visiter l’un des deux centres d’information de chaque côté de la frontière. Le Sugarlands Visitors’ Center (Tennessee) et l’Oconaluftee Visitors’ Center (Caroline du Nord) permettent d’obtenir un excellent aperçu de la zone, tout en assistant à une projection dévoilant l’histoire et la réalité actuelle du parc (flore, géologie, enjeux, etc). Livres, guides et cartes sont aussi disponibles.

Pour les voyageurs pressés et/ou peu férus de randonnée, la découverte du plus haut sommet, le Clingmans Dome, constitue le passage obligé. Pour ce faire, une route conduit durant trente minutes jusqu’à une aire de stationnement, d’où part ensuite un raidillon pédestre bitumé circulant sur un peu moins d’un kilomètre. Ce chemin grimpe jusqu’à une horrible – soyons honnête – tour d’observation en béton.

Mais aussi laide cette construction soit-elle, sa plateforme circulaire, de 8,5 mètres de diamètre en son sommet, offre une incomparable vue à 360° sur l’ensemble du parc. Du fait de la hauteur du site, les températures y sont parfois un peu fraîches en fin de journée, mais il convient pourtant de résister au froid et d’y rester le plus longtemps possible, afin d’assister aux formidables couchers de soleil au coeur de la nature.

Située dans la partie Caroline du Nord du parc, cette tour d’observation (réalisée pour un coût de 57 000 dollars selon les plans de l’architecte Hubert Bebb, basé à Gatlinburg) fut achevée en octobre 1959. Bâtie dans le cadre du programme « Mission 66 », mis en place entre 1955 et 1966 par le « National Park Service », dans le but de construire neuf édifices de ce type dans les parcs du pays, celle des Great Smoky Mountains s’élève à 14 mètres. Accessible par une rampe circulaire de 114 mètres et de 12% d’inclinaison, elle permet d’observer la région, selon les conditions météorologiques, à 30 kilomètres par temps de brouillard et jusqu’à 160 kilomètres par temps très clair !

Plus que tout, cette construction dévoile la crête du Clingmans Dome, montagne aux reflets verts et bleutés, vénérée durant des siècles par les tribus Cherokee installées dans les environs. Sur les pentes du dome, la forêt de jeunes conifères endémiques dévoile la richesse du biotope du parc. Un environnement pourtant en danger, comme en atteste le nombre d’arbres morts aperçus tout au long de l’US 441 et sur l’ensemble des Great Smoky Moutains. Victimes d’un insecte appelé Adelges piceae, ces sapins – pour la plupart – sans défense naturelle, meurent peu à peu de faim et sèchent littéralement sur place en dépit de l’humidité des hauteurs.

Il n’en reste pas moins que la majesté du parc saute aux yeux depuis le sommet de la tour d’observation, et permet de constater que le territoire des Etats Unis a bien d’autres beautés à offrir que des kilomètres de plages ou des mégalopoles…

Stéphane Cugnier

Pour en savoir plus :

http://www.clingmansdome.com/

http://www.nps.gov/grsm/planyourvisit/clingmansdome.htm

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