Big Bear Lake, un bol d’air pur aux portes de L.A.

A moins de deux heures de la chaleur étouffante et de la circulation infernale de Los Angeles, les Californiens peuvent s’évader et purifier leurs poumons à plus de 2.000 mètres d’altitude.

La ville de Los Angeles est souvent associée aux palmiers, au soleil, à l’océan Pacifique et aux longues plages de sable où se prélassent de jolies filles admirant les surfeurs. La région ne se limite pourtant pas à se cliché. Nombreux sont les Californiens à se précipiter, dès le weekend venu, sur l’autoroute 210 en direction du comté de San Bernadino, afin de rejoindre la station de montagne de Big Bear Lake. Sa proximité et sa facilité d’accès en ont fait l’un des lieux favoris de détente et de pratique de sports de plein air, pour des « Angelinos » fatigués de la touffeur, de la population et de l’urbanisme de la cité des anges.

Après une ascension (en voiture) à travers les canyons pierreux et majestueux, les paysages à couper le souffle et les sequoïas aux hauteurs vertigineuses, les visiteurs touchent au but en apercevant au loin une jolie étendue bleutée et scintillante. Une vision régénérante, à plus forte raison en ces temps de sécheresse ayant mis à mal la nature californienne. Si Big Bear n’a pas été épargné par ce manque d’eau, le lac a remarquablement résisté, contrairement aux autres réserves d’eau de l’Etat. Là où certaines ont perdu entre 80 et 90% de leur contenu, celui situé au fin fond de la forêt nationale de San Bernadino n’a diminué que de 12%. Une résistance à mettre au crédit de la population, avare en matière de consommation d’eau et n’ayant pas attendu que l’on décrète des restrictions pour préserver ses ressources. De fait, les 8.000 habitants de l’arrondissement (répartis en une demi-douzaine de villes et villages) protègent jalousement leur lac de 11 kilomètres de long et 1,5 kilomètre de large, suivant la tradition de respect de la nature héritée des Indiens Serrano, premiers habitants de la région.

Très rapidement les visiteurs sont initiés à la préservation de cet environnement. Les panneaux appelant à la conscience des uns et des autres fleurissent un peu partout. Un rappel des règles de savoir-vivre souvent bien inutile, tant les personnes de passage à Big Bear se révèlent être des amoureux d’activités de plein air, désireux de ne pas trop perturber les cycles naturels.

En période estivale, campeurs, randonneurs, VTTistes, kayakistes, pêcheurs, coureurs… s’en livrent ainsi à coeur joie dans cet écrin de verdure où les sentiers de promenade s’offrent à tous les niveaux, depuis les trails de courte distance, jusqu’aux randonnées plus ardues de près de 30 kilomètres pour rejoindre les sommets alentours. Mais c’est évidemment l’eau du lac qui attire le plus de monde, y compris quelques baigneurs courageux, peu effrayés par la fraîcheur des eaux. Canoës, paddles et kayaks sont encore les meilleurs moyens de découvrir le site, que ce soit pour admirer les petites criques, les baies baignées de soleil ou les magnifiques chalets en bordure de lac.

Il est aussi possible de prendre de la hauteur en empruntant les téléphériques – utilisés l’hiver par les skieurs – pour rejoindre le restaurant d’altitude de Snow Summit à 2900m d’altitude et ainsi profiter d’une vue plongeante sur toute la région, que ce soit sur Big Bear Lake et ses environs d’un côté, ou sur la vallée de Los Angeles de l’autre.

Une fois les excursions et activités terminées, l’atmosphère de la ville principale prête aussi à l’apaisement. Entre restaurants et boutiques originales, les visiteurs se plaisent à flâner au grand air, entourés par des paysages et une flore rappelant à s’y méprendre ceux des stations alpestres. Rien ne vaut alors une déambulation à pas lent sur Pine Knot Avenue ou Village Drive, en dégustant un cornet de glace.

Pour les plus rêveurs, les bancs publics installés dans les parcs face à la marina, ou le long de la magnifique Boulder Bay, proposent un repos pour le corps et pour l’esprit qu’il est ensuite très difficile d’abandonner pour redescendre vers los Angeles… Seule solution pour ne pas être envahi par le cafard au moment de tourner le dos à Big Bear : se promettre de revenir dès l’hiver venu, afin de redécouvrir le village sous la neige et de profiter des joies de la glisse.

Stéphane Cugnier

Plus de renseignements : http://www.bigbear.com/

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